Voilà pourquoi on mentionne que la dernière vraie* Packard* a été produite en 1956. La décision de mettre fin à la production avait été celle de James Nance, alors président de Packard-Studebaker.

Malheureusement, la survie des modèles Packard produits après le 25 juin 1956, qu’on nomme affectueusement aujourd’hui des Studepackard, aura été de courte durée: en 1958, on mettait fin de façon définitive à la production. Moins de 10 ans plus tard, le même sort était réservé à Studebaker.

Dommage, car longtemps, Packard aura été l’un des grands constructeurs américains. L’entreprise fondée en 1899 par James Ward Packard, ingénieur mécanique, et son frère, William Dowd Packard, s’est rapidement taillé un nom enviable dans l’industrie automobile.

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Tantôt elle s’illustrait en course automobile, tantôt elle innovait comme avec l’introduction de la Twin Six en 1916, une voiture dotée d’un moteur V12 révolutionnaire pour l’époque.

Parallèlement, Packard va se bâtir un nom dans le marché de la voiture haut de gamme. Toutefois, au début des années 30, immédiatement après la crise économique, la grande General Motors, avec ses ressources infinies, va réussir à faire passer Cadillac devant Packard, entre autres avec l’arrivée du célèbre moteur V16.

Packard va alors commencer à se diversifier, notamment en offrant des voitures plus abordables. La reprise des ventes qui s’en suivit fut interrompue par la seconde Guerre mondiale et, après le conflit, Packard n’arrivera jamais à reprendre sa place. Voilà pourquoi elle s’est jetée dans les bras tendus de Studebaker au début des années 50.

La fin approchait à grands pas. Ironiquement, l’une des plus belles voitures produites par Packard, la Caribbean, fut la dernière assemblée à l’usine de Détroit, en ce 25 juin 1956.

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