Au début d’août, le fantasque homme d’affaires Elon Musk avait causé la surprise en annonçant sur Twitter son intention de retirer Tesla de la Bourse lorsque la valeur de l’action atteindrait 420$ (US). Il affirmait du même coup que le financement de 51 milliards de dollars américains nécessaire à cette privatisation était déjà «sécurisé».

Or, il n’en était rien, selon la Securities and Exchange Commission (SEC), qui accuse aujourd’hui le célèbre milliardaire d’avoir trompé les investisseurs, «en faisant croire qu’il était pratiquement certain de pouvoir retirer Tesla de la Bourse au prix de 420 $ l’action».

D’ailleurs, après avoir par la suite fait état de pourparlers avec des investisseurs (entre autres saoudiens) pour financer l’opération, le groupe Tesla avait finalement annoncer «abandonner» son projet. Du coup, la valeur de l’action de la compagnie, qui avait bondi à près de 380 $ à la suite du fameux tweet, avait perdu 30 % de sa valeur.

(Et quelques semaines plus tard, soit le 17 septembre, les investisseurs apprenaient avec stupéfaction l’injection d’un milliard de dollars du fonds souverain d’Arabie Saoudite dans… Lucid, un autre constructeur californien de voitures électriques.)

Après avoir amorcé une remontée, le titre a de nouveau dégringolé à 270 $ dès l’ouverture des marchés vendredi, dans la foulée de la plainte de la SEC. On est loin du sommet de 383,45$ du 19 juin 2017.

Dans un communiqué, Elon Musk, qui n’en est pas à sa première controverse, a évidemment nié les allégations du gendarme des marchés financiers. «J’ai toujours agi dans l’intérêt supérieur de la vérité, de la transparence et des investisseurs. L’intégrité est la valeur la plus importante de ma vie», affirme-t-il.

HeapMedia366926

N’en déplaise au médiatique homme d’affaires de 47 ans, la SEC réclame l’intervention de la justice pour lui imposer des amendes, confisquer tous ses gains indus et lui interdire de diriger dorénavant un groupe coté en Bourse.

Tous ces remous risquent d’affecter les activités du constructeur californien des prestigieuses voitures électriques Tesla, dont la réputation n’est, faut-il le rappeler, basée que sur un historique relativement récent.

Jusqu’à maintenant, cela n’empêchait pas bien des amateurs d’automobile, stimulés par la forte médiatisation de la marque, de verser une caution longtemps à l’avance pour se procurer une de ces coûteuses voitures. Est-ce que les derniers événements refroidiront leur ardeur?